A beffes

DOLLFIN c’est aussi une destination intérieure en eau douce. Nous sommes également présent sur le site de Chabrolles sur la commune de Beffes ( 18320).



Nous avons recueilli ces quelques informations grâce notamment aux travaux de l’association « Les Amis de Chabrolles ». Nous espérons qu’elles éclaireront, sinon votre lampe de plongée, au moins votre lanterne. Puissiez-vous par la suite, en fouillant ces fonds, sentir qu’ici même beaucoup d’hommes ont vécu un pénible labeur, raison pour laquelle « Les Amis de Chabrolles » tiennent à faire perdurer leur mémoire.

Remerciements à M. Grosman Président de l’association « Les amis de Chabrolles ».

Vous êtes donc sur le site de Chabrolles, c’est sont nom, sur la commune de Beffes, 721 âmes au dernier recensement, département du Cher. Plus précisément nous nous trouvons dans la Vallée de Germigny, un arc de cercle long d’une cinquantaine de kilomètres et dominé à l’ouest par les plateaux calcaires (cuestas) du Bassin parisien. Nous y voilà, il y du calcaire, on l’extrait et on en fait de la chaux et du ciment. Et c’est ce qui c’est passé à Beffes de 1880 à 1934 (année de fermeture) où 17 fours à chaux ont fonctionné. L’ensemble du site est un rectangle clos de plus de 7 hectares dont presque 3 pour la carrière devenue un lac à l’eau très pure, si, si.

Mais pourquoi de l’eau dans une carrière ? Cette présence d’eau est due à la remontée d’une nappe phréatique (réceptacle naturel constituant une réserve d’eau souterraine). C’est pour cette raison que le creusement de nombreuses carrières perce fréquemment ces nappes et inonde un site. Du temps de son exploitation on a eu recours à des systèmes de pompage sur le fond noyé de la carrière.

Pourquoi ce relief sous-marin bizarre sur les bords et le fond ? Les bancs de calcaire sont très épais et dépassent ainsi la profondeur de 24 mètres qui est le fond atteint à Chabrolles à la fin de son exploitation en 1934. Plusieurs fronts de taille (dans l’épaisseur) sont alors attaqués. Ce qui explique les différents niveaux et ces sortes de canions. A la fin du XIXème siècle et comme aujourd’hui, 1 m³ de calcaire en masse permet d’obtenir 3 m³ de chaux en poudre. Le calcaire n’est pas une pierre dure, aussi l’abattage se faisait à la barre à mine et à la pioche dans les premiers temps. Dès la fin du XIXème siècle il se fera à l’explosif.

Pourquoi ces rails et ce petit wagonnet sous l’eau ? Au début, des chevaux attelés remontaient des tombereaux de charge. Par la suite, des wagonnets sur rails étaient remontés mécaniquement. En fait, depuis la fin du XIXème siècle il y en avait sur le fond et sur tous les fronts de tailles. Ces wagonnets alimentaient les monte-charge. Il existait deux monte-charge à Beffes. L’un était placé juste sous l’espace actuel d’équipement. L’autre en charpente de bois était accolé à ce grand mur qui lui fait face. Le petit wagonnet est le seul qui subsiste aujourd’hui, posé sur ses rails et qui conduisent sur le pont-passerelle vers le monte-charge.

Remontée des profondeurs, la pierre est conduite vers les fours. Il existait 17 fours à Chabrolles en deux batteries. L’une se trouve proche du grand bungalow au fond du parking. On peut d’ailleurs voir la gueule des fours au niveau le plus bas et la sortie des cheminées sur le chemin de ronde qui passe derrière le bungalow. L’autre batterie de fours se trouve à l’opposé, vers la salle d’exposition. Cette dernière, quand elle est ouverte permet de découvrir un endroit magnifique, l’ancienne (vers 1925 ?) salle d’extinction de la chaux. Son architecture complexe donne l’impression d’un style néoclassique surprenant.

La pierre, passée dans les fours et les halles d’extinction, est ensuite conduite dans les halles de travail pour le blutage et la mise en sacs. Ces sacs sont conduits des pièces de stockage au canal à l’aide de wagonnets où ils sont directement transbordés dans les péniches. En face du site actuel, près du canal on peut encore voir l’emplacement de l’ancienne gare fluviale de Beffes, le port.

En 1990, les Ciments CALCIA du groupe international Italcementi qui exploitent la grande cimenterie à la sortie de Beffes, cèdent à la commune le site de Chabrolles qui servait de lieu de plongée sauvage. Les élus de Beffes décident alors de créer un centre de plongée. La profondeur (24 mètres) et la qualité de l’eau permettent des plongées en toute sécurité. La commune construit ensuite des locaux pour l’accueil, les vestiaires, les douches, l’hébergement des plongeurs et aménage le bassin spécialement pour la pratique de la plongée.

Dollfin Centre École de Plongée a débuté son activité à l’ouverture du site de Beffes en 1994, bien avant d’ouvrir un centre en Corse au printemps de l’année 2000 et de créer une activité de formation à Paris.